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  • : Tout est partie d'une drôle d'idée.... Celle de réunir un certain nombre, voire un nombre certain de LCA parisiennes autour d'une tasse de thé et de livres. Et voilà le résultat! Des livres qui se baladent, des gâteaux à gogo, des théières sans fonds et des notes de lecture à foison!
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Le prochain club nous verra fêter le premier anniversaire des Théières!! Quel autre thème pouvait être choisi que celui de l'Anniversaire??

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Mardi 30 septembre 2008

21439-0.jpg Guernesey, 1888. La famille du Frocq vit dans une ferme battue par les vents au sommet de la falaise. Rachel et André, les parents, se débattent dans les difficultés financières et André veut persuader sa femme de quitter la ferme pour aller vivre auprès de son père, l'autoritaire et antipathique docteur du Frocq. Le retour inopiné du fils prodigue, Jean, le frère aîné d'André, va changer la vie de la famille...


Parce que ma mère a gardé un souvenir ébloui du Pays du dauphin vert (republié chez Phébus) et parce que certaines blogueuses amatrices de littérature anglaise ont sorti Elizabeth Goudge de l'oubli dans lequel elle était (bien injustement) tombée, j'avais très envie moi aussi, chers happy few, de lire un roman d'elle. C'est chose faite grâce à la gentillesse de Lilly, qui me l'a envoyé, paf, comme ça, cadeau, et grâce à la bienveillance des Théières qui ont voté massivement pour le thème que j'avais proposé pour notre dernière réunion : un titre avec un phénomène météo à l'intérieur.

...

(Comment ça je triche ? Pas du tout. S'il se trouve que ce thème est aussi un des thèmes imposés du Défi Le nom de la rose, ce n'est que pur hasard fortuit. Je n'y suis pour rien. Il n'était pas du tout dans mon intention de tenter mollement de ranimer ce pauvre challenge comateux. Vous avez vraiment l'esprit mal tourné, chers happy few.)

Hum.


L'arche dans la tempête est un très beau roman comme je les aime, chers happy few. Dans une nature particulière et sauvage, empreinte de croyances et de superstitions qui survivent à la religion chrétienne, et où les habitants de Saint Pierre prient les divinités de l'eau et croient aux sargousets et aux sirènes, Elizabeth Goudge fait vivre, avec une plume délicieuse (et même pas surannée) une famille très attachante, sur laquelle règne Rachel, figure maternelle sublime, main de fer dans un gant de velours, viscéralement attachée à la terre sur laquelle elle a semé le bonheur. Mariée depuis seize ans à André, homme doux et peu pratique, qui cache les poèmes qu'il écrit avec passion dans les livres de comptes qu'il tient mal, elle regarde grandir ses cinq enfants, Michelle, Péronelle, Jacqueline, Colin et Colette, qu'elle aime énormément même si elles ne les comprend pas toujours. S'ajoutent à ces sept personnages le grand-père dur qui cache son (tout petit) coeur sous les sarcasmes et l'incompréhension des membres de sa famille et le fils prodigue, formidable figure d'aventurier solitaire, qui découvre la liberté dans l'attachement familial. Roman sur la famille et sur les individus qui la composent (chacun a une place importante et une vie, riche, qui lui est propre), L'arche dans la tempête (titre, pour une fois bien traduit, qui désigne la ferme, havre de paix et phare au milieu de la tourmente des éléments et de la vie) est un roman poétique et émouvant, qu'on ne referme qu'à regret. Elizabeth Goudge est à rééditer d'urgence.


Elizabeth Goudge, L'arche dans la tempête (Island magic), Le livre de poche (édition de 1972, épuisée) (traduit de l'anglais par Madeleine T. Guéritte, qui signe aussi une jolie préface), 437 pages. A noter que la réédition chez Phébus de 1997 est manifestement épuisée elle aussi.


Les billets enthousiastes d'Emjy et de Morwenna

PS : merci encore Lilly!
PSbis : livre qui compte donc dans le Challenge Le nom de la rose (2/6). Plus que trois mois pour lire 4 romans qui sont tous dans ma PAL. Un challenge à ma portée ? Rien n'est moins sûr.

par Le club des théières publié dans : Phénomène météorologique
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Mardi 30 septembre 2008

 

La petit Fleur de Lis est fille de paysan dans la Chine du XiX ° sicle. Loin de la Révolution Industrielle, loin des préocucpations des européennes à ce moment-là, elle tente par tous les moyens de gagner l'amour de sa mère. Celle-ci ne se préoccupera de son enfant qu'au moment où la liseuse d'horoscope lui annoncera le destin exceptionnel que connaîtra sa fille grâce à la fiorme rare de ses pieds et la beauté de son visage. En effet, la vieille marieuse annonce à Fleur de Lis que ses pieds sont si exceptionnels qu'elle pourra même lui trouver une laotong, une âme soeur au destin de laquelle elle sera pour toujours attachée.



Entre son souhait de s'échapper de la difficile vie de paysanne et les souffrance sinnomables infligées lors du bandage des pieds et autres pratiques ancestrales, Fleur de Lis grandit et au contact de sa laotong, Fleur de Neige apprend les us et courtumes de la bourgeoisie qu'elle finira par intégrer lors de son mariage.

Ce roman est un témoignage. Il ne brille pas par son style, son humour ou son intelligence, mais remplit bien son rôle quant à la peinture de la vie d'une femme chinoise à cette époque. La souffrance de l'enfant mal aimé n'a d'égal que les douleurs physiques qu'elle devra traverser pour sortir de sa condition. C'est une lecture facile et assez agréable, une bonne introduction à cette culture qui nous est étrangère.

par Le club des théières publié dans : Phénomène météorologique
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Mardi 30 septembre 2008

Profondeurs glacées : nouvelle / W. Wilkie Collins. Traduit de l'anglais par Camille de Cendrey. Traduction revue et corrigée par Maris-Thérèse Carton-Piéron. Phébus, 2003 (Libretto). 135 pages.
Londres 1854. L'Angleterre est sous le choc. Une enquête vient de révéler quel avait été le sort de l'escadre de Sir John Frnaklin, dépêchée neuf ans plus tôt par-delà le Groenland, en direction du Pacifique, à la recherche du mythique Passage du Nord-Ouest. Après un terrible hivernage au milieu de l'océan gelé, l'équipage avait gagné la terre ferme, décimé bientôt par la faim et le froid. Avant de périr à leur tour, les derniers survivants, on venait d'en avoir la preuve, s'étaient dévorés entre eux !
Des gentlemans anglais, civilisateurs du genre humain, dans le rôle de cannibales ! Le thème avait de quoi tenter un romancier. Collins et son ami Dickens commencèrent par en tirer une pièce de théâtre (1857) - que Dickens, craignant le scandale, édulcora beaucoup. Tant et si bien qu'une quizaine d'années plus tard, Collins reprit l'histoire à sa façon : sous forme de roman cette fois ; et sans tricher avec les noirceurs de son sujet.
Je vous vois déjà ouvrir de grands yeux à la lecture de cette quatrième, mais ne vous effrayez pas inutilement. L'éditeur a trouvé bon de nous rappeler les faits qui sont à l'origine de ce texte, mais d'os vous ne verrait que celui qui sert à la soupe ! Libre à vous ensuite, connaissant les faits d'en conclure qu'il s'agit de ceux d'un être humain (ce que visiblement imaginairent sans peine les spectateurs de cette nouvelle version théâtrale, au fait tout comme vous de l'Histoire, si j'en crois la préface de Michel Le Bris).
Ce fait d'actualité aurait pu donner lieu à un roman d'aventures des plus grands, mais sa forme dédiée initialement au théâtre fait que ce roman - classé en tant que nouvelle par les éditions Phébus ou est-ce de la main de l'auteur que nous vient cette appellation -  est "tout rabougrie". N'y voyait pas une note péjorative de ma part, mais il est certain que Collins aurait pu reprendre ce texte est l'étirer (dans le bon sens du terme). Nous aurions suivis nos navigateurs sur les vaisseaux, leur vie face aux intempéries puis combattant les éléments, les animaux sauvages, leur cohabitation difficile après l'errance, les privations etc...
Ici tout cela est traité avec le sens du raccourci propre à la nouvelle, et la place de l'histoire d'amour domine tout l'ouvrage. Il l'ouvre par une scène de bal et l'exploration des sentiments des protagonistes avant le départ des deux rivaux pour cette expédition. Collins a ajouté les visions de Clara afin de créer un peu de suspens...
Malgré le peu de place accordée aux faits historiques et à leur gravité, je ne suis pas sortie déçue par cette histoire, car j'avais eu la sagesse (pour une fois) de lire la préface qui résumait bien mieux l'histoire que la quatrième ne le faisait. J'ai découvert ainsi les conditions d'écriture de la première pièce et les amitiés - rivalités entre Dickens et
Collins.
Je ne pense pas avoir déjà lu du Collins mais au vu de sa bibliographie, de son style et de cette nouvelle, je pense lire d'autres ouvrages plus fournis de cet auteur.

par Le club des théières publié dans : Phénomène météorologique
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Mardi 30 septembre 2008
Oui je repoussais ce billet depuis belle lurette car franchement je n'ai pas grand chose à vous dire du livre ci-dessous  si ce n'est que je l'ai detesté et me suis forcée à le terminer, au grand dam des blogueuses parisiennes avec qui je parlais de cette lecture.
Bon, un petit résumé s'impose...
Club des théières du mois de .... heu ... de l'été, dirons-nous, et vous vous souvenez très certainement du thème qui a fait ricaner plus d'un (ou se désoler d'autres participants) : les galipettes.
Je suis allée chez Stéphanie qui nous accueillait sans avoir fait mes devoirs, ayant vaguement eu dans l'idée de prendre avec moi un bouquin de gymnastique afin de détourner une nouvelle fois le thème, mais sans avoir eu le temps de faire mes achats... Je suis repartie de cette journée avec le quasi contenu du
cabas de Fashion, mais souhaitais néanmoins répondre par un billet aux éclats de rire de cette thématique. Quelques jours plus tard, dans la bibliothèque familiale, j'ai eu la TRES mauvaise idée de prendre ce livre :

Histoire d'O. Précédée de : Le bonheur dans l'exclavage par Jean Paulhan
/ Pauline Réage. Editions Jean-Jacques Pauvert, 1954 (Le Livre de Poche). 312 pages
Je me souvenais d'un ouvrage polémique mais je n'avais jamais pris la peine de l'ouvrir. Ce roman est à mes yeux pornographique, écoeurant, il est le symbole de l'asservissement de la femme au dernier degré. Je ne parvenais pas à imaginer jusqu'où l'auteur pourrait aller dans l'abaissement de la condition féminine. L'histoire est assez simple en elle même : un homme propose à sa compagne libre sexuellement et professionnellement (nous sommes dans les années 50, je vous le rappelle) d'accepter par amour pour lui - belle image du proxénète mais sans la notion financière - de se donner à tout un chacun et de répondre à ses fantasmes comme à ceux de ses amis.
Si votre curiosité est la plus forte et que vous n'avez pas lu ce livre, ouvrez-le, mais je vous conseille plutôt cette page trouvée sur Wikipédia qui en dit beaucoup, est fort bien faite et qui, à mon avis, suffit amplement.
Pauline Réage = Dominique Aury, née Anne Desclos
.

par Le club des théières publié dans : Galipettes
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