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Le prochain club nous verra fêter le premier anniversaire des Théières!! Quel autre thème pouvait être choisi que celui de l'Anniversaire??

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Mercredi 31 octobre 2007

 

 

Pour avoir entendu que du bien de ce titre et  notamment par C. Sauvage himself, ayant déjà pu apprécier la plume de l’auteur avec la lecture de Danseur, c’est avec une grande curiosité que je me suis plongée dans Les saisons de la nuit de Colum McCann, auteur irlandais résidant à New York.

 

La construction de ce roman est superbe et complexe, comme peut l’être celle d’un tunnel sous un fleuve. L’histoire est organisée en deux parties qui vont en parallèle. Peu à peu, on découvre combien elles sont imbriquées.

 

La première se déroule dans le New York du début de XXème siècle. On plonge dans les ténèbres des chantiers de construction, de creusement des premières lignes de métro de la ville sous l’East River. Des noirs, dont Nathan Walker, des hommes venus de tout les Etats-Unis et du monde travaillent à ces chantiers titanesques, dangereux. La promiscuité et le danger sont le terreau d’une solidarité pleine et entière entre ces hommes. Le lien qui les unit, ainsi que leurs descendants, tiendra sur plusieurs générations.

On partage avec ces familles la vie de la grosse pomme, celle de Harlem, une vie de misère, sous les lois raciales mais où l’amour de son prochain n’est pas un vain mot.

 

Ensuite, il y a Treefog, un homme chargé d’un lourd secret. Un jour, il décide de le cacher dans les ténèbres immondes du métro des années 90. On partage sans ménagement sa vie de misère, de dangers, la drogue, la violence, les rigueurs d’un hiver infernal. On réalise avec horreur combien ils sont nombreux à vivre le même sort. Ces oubliés corps et âmes dans un monde obscur, sordide.

 

Dire qu’il s’agit là d’un excellent roman est un doux euphémisme. Il est envoûtant, captivant, aucun temps mort, intense. Il déborde d’humanité – dans tout ce qu’elle peut avoir de lumineux comme de plus noir, de plus sombre. !! C'est dur, noir, mais très réaliste.

Il est impossible de résumer ce roman, les liens entre les personnages sans en dévoiler ses charmes. Difficile aussi de faire passer en mots sa puissance rare. Je laisse ce talent à l’auteur. A la fin de votre lecture, Nathan, Eleanor, Treefog, pour ne citer qu’eux, vous accompagnent encore un bon moment. Les personnages sont tous superbes, même si certains atteignent le fond du fond, sont crasseux de boue des tunnels ou de pauvreté. Mais ciel comme ils sont beaux !!!

 

Un véritable coup de cœur. Ne passez surtout pas à côté !!

 

 

Les saisons de la nuit – Colum McCann

10/18 – 1999 - 321 pages

Traduction de Marie-Paule Peugeot

 

 

par Le club des théières publié dans : La nuit
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Lundi 15 octobre 2007





Dans l'Antarctique, une équipe de chercheurs découvre, enfouis sous la glace, les restes d'une civilisation éteinte depuis 900 000 ans. Dans une sphère reposent en hibernation deux individus masqués, un homme et une femme. Réanimée en premier, la femme, Eléa, est d’une beauté exceptionnelle, et Simon, un médecin français membre de l’expédition, tombe fou amoureux d’elle. Mais le cœur d’Eléa appartient à Païkan, resté 900 000 ans en arrière à Gondawa, leur civilisation éradiquée de la surface de la terre par un conflit meurtrier…
La nuit des temps, que j’ai choisi pour la première rencontre du Club des Théières, est un roman hybride dans la mesure où il mêle habilement science-fiction, réflexion philosophique et romance passionnée. Le tour de force de René Barjavel est de raconter une histoire fantastique sous l’angle du reportage scientifique (la précision des détails techniques confère une grande crédibilité au récit), tout en soignant la psychologie de ses personnages.
Le récit alterne entre les évènements présents (l’expédition polaire et la découverte de la civilisation disparue) et passés (la vie dans ladite civilisation puis sa destruction). C’est l’occasion pour Barjavel de dépeindre une société idéale et technologiquement très avancée, Gondawa, dans laquelle les hommes vivent dans le bonheur et l'abondance. Mais Gondawa est en guerre contre Enisoraï, situé à l'emplacement actuel de l’Amérique. L'utilisation de "l'Arme Solaire" par Gondawa signe sa fin : le continent est englouti, et seuls en réchappent le scientifique Coban et Eléa, protégés par leur abri souterrain. La destruction d’une civilisation aussi avancée que Gondawa permet à Barjavel de dénoncer la folie des hommes, assoiffés de pouvoir et toujours à deux doigts de s’autodétruire. Les parallèles avec le présent (le livre a été écrit en 1968) sont nombreux (guerre froide opposant l’Est à l’Ouest, arme nucléaire, manifestations pacifiques), montrant par là que l’histoire se répète sans fin, et que l’espèce humaine ne tire pas de leçons de ses erreurs passées.
Mais le pilier de l’intrigue est l’histoire d’amour passionnée qui unit Eléa et Païkan, sorte de Roméo et Juliette que même la mort ne peut séparer à la sauce SF. Histoire qui trouve une issue tragique qui ne manquera pas de bouleverser les âmes sensibles. 
Malgré des thèmes riches et un mélange des genres bien ficelé, je n’ai pas ressenti d’enthousiasme délirant à la lecture de ce pilier de la SF française. Peut-être parce que c’est un genre que j’apprécie peu, ou parce que je n’ai pas éprouvé de réelle sympathie pour les personnages (Simon en particulier manque de charisme, et la beauté époustouflante d’Eléa la rend presque inhumaine). J’ai bien aimé, sans plus. Pour découvrir cet auteur, je conseillerais plutôt de commencer par l’excellent Ravage.
par Le club des théières publié dans : La nuit
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Lundi 15 octobre 2007
2bb068dc99cd10e52fbf08409f4e82b4.jpg Pour la première réunion du Club des Théières, chers happy few, nous avions, après moultes tergiversations, choisi le thème de la nuit : il fallait lire un roman en rapport avec la nuit ou dont le titre contenait ce mot. Je voulais lire La nuit des rois du grand William mais, prise par le temps et par la deadline, je me suis retrouvée à fouiller frénétiquement dans ma très haute PAL quarante-huit heures avant la réunion, à la recherche d'un titre qui conviendrait. C'est alors que je suis tombée sur ce recueil de nouvelles de Dennis Etchinson, que j'avais en français, et qui s'intitule Les domaines de la nuit (et que j'avais acheté dans une braderie il y a très exactement 7 ans, comme quoi, il ne faut jamais désespérer).


Dennis Etchinson est un auteur très célèbre aux Etats-Unis pour ses recueils de nouvelles, que ce soit en tant qu'écrivain ou en tant qu'éditeur. Il a obtenu plusieurs prix prestigieux dont le très fameux World fantasy award pour la nouvelle qui donne son titre au recueil, Les domaines de la nuit (The dark country). Cette dernière met en scène Jack Martin, un personnage qui porte un nom assez récurrent chez Etchinson (et qui est aussi le pseudo sous lequel il a publié de nombreuses novelisations), qui assiste à un meurtre lors d'un séjour au Mexique : mauvaise traduction ou grande fatigue de ma part, cette nouvelle ne m'a pas emballée outre mesure et je n'ai pas vraiment compris de quoi il était question... Par contre, le reste du recueil vaut vraiment le détour : en 16 nouvelles, Etchinson campe des situations horrifiques qui ont toute pour point commun un quotidien qui tourne au cauchemar. Trois nouvelles, particulièrement horribles, ont pour sujet la peur de la médecine : La machine exige un sacrifice (The machine demands a sacrifice) met en scène un couple d'ambulanciers qui achève les accidentés de la route et leur vole leurs organes dans un futur apocalyptique, J'appelle tous les monstres (Calling all monsters) s'interroge sur le moment précis de la mort dans le découpage particulièrement atroce d'un homme pas tout à fait mort et La ligne de démarcation (The dead line) peint la souffrance d'un homme dont la femme a fait don de son corps à la science et qui est maintenue dans un état de coma végétatif avancé depuis deux ans pendant qu'on pille son corps de tous ses organes, de tous ses tissus et qu'on lui inocule des maladies afin d'en examiner le cheminement. Cette trilogie médicale est particulièrement saisissante, jouant sur la peur de ce qui se passe derrière les portes closes des blocs opératoires...


D'autres nouvelles m'ont fait frissonner, comme Seulement la nuit (It only comes at night), qui joue sur l'inquiétante étrangeté des aires d'autoroute, Assis dans un coin à gémir doucement (Sitting in the corner, Whimpering quietly) qui dépeint une mère atroce qui s'est servi de son petit garçon pour tuer son mari ou encore Le Faucon de Nuit (The Nighthawk) qui met en scène un jeune garçon possédé. Le boniment (The Pitch) et Offre spéciale du jour (Today's spécial) déplacent l'horreur dans des endroits familiers : le supermarché et la boucherie, avec une grande efficacité. Enfin, je décerne une mention spéciale à Filles de l'ouest (Daughter of the golden west), où des femmes cannibales et immortelles qui ont survécu à la malheureusement célèbre expédition Donner-Reed de 1846 attirent et dévorent des jeunes hommes, et aux Travailleurs de la Nuit (The late shift), où l'on apprend ce que l'on fait aux corps de la morgue avant qu'ils ne soient rendus à leur famille...


Un recueil éprouvant chers happy few, mais particulièrement intéressant, que je recommande à ceux qui ont le coeur bien accroché!


Dennis Etchinson, Les domaines de la nuit, Les belles lettres, Le cabinet noir


PS : l'édition française a l'air manifestement épuisée...
PS bis : la traduction française me paraît assez mauvaise : dans une nouvelle apparaît une pancarte intitulée "Cycle Sluts", et en note de bas de page le traducteur propose comme traduction "Les Lorettes de la bicyclette"!! Le traducteur vivrait-il dans les années cinquante ? Je pense que si je lis autre chose de Dennis Etchinson, ce sera en anglais...

par Le club des théières publié dans : La nuit
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Lundi 15 octobre 2007

Un soir, ou plutôt une nuit qu'il se baladait dans les rues de Swindon, Christopher découvre Wellington, le chien de Madame Shears, mort dans le jardin de celle-ci, une fourche plantée dans le corps.

Juste au moment où Christopher retire la fourche et prend le chien dans ses bras, Madame Shears, alertée par le bruit, sort dans le jardin.

Horrifiée par la scène et croyant que Christopher vient de tuer son chien, elle prévient la police.

Lorsque les agents de police sont sur place, Christopher répond d'abord aux questions qu'ils lui posent. Puis il fini par s'enrouler sur lui même et s'allonge dans l'herbe.

Un policier, excédé, tente de prendre Christopher par le bras pour qu'il se relève et qu'il lui raconte ce qu'il s'est passé.

Mais Christopher n'est pas un enfant comme les autres. Il ne supporte pas qu'on le touche.

Les contacts physiques, quelqu'ils soient, lui sont insupportables Et là, face au geste du policier, il a réagi de la seule façon qu'il connaissait, il s'est énervé et il l'a frappé.

C'est donc au poste de police que son père doit venir le chercher. Et il explique alors aux policiers que Christopher est particulier : Son fils Christopher à 15 ans, il ne supporte pas la couleur jaune, ni le marron. Ses aliments ne doivent pas se toucher lorsqu'ils sont dans son assiette sinon il ne mange pas. Il adore le rouge. Il ne faut surtout pas le toucher, ni lui donner trop d'informations. C'est un génie en mathématiques. Mais surtout, Christopher est un jeune garçon autiste.

Et Christopher décide qu'il est investi d'une mission. Il doit découvrir qui a tué Wellington et écrire un roman policier relatant ses recherches et découvertes.

Pour l'aider, Siobhan, une de ses instites lui sera d'un grand secours, lui expliquant ce qu'il doit mettre dans son livre.

A l'école, elle lui est également d'une grande aide, prenant le temps de lui expliquer clairement les choses. Pourquoi il doit faire ceci ou cela ou à l'inverse, pourquoi il ne doit pas.

Christopher est en besoin constant de vérité, de clarté et ce qui pour nous, peut sembler la simplicité même, peut s'avérer pour lui, d'une complexité sans bornes.

Pour écrire ce livre, l'auteur a choisi de se mettre dans la peau de son personnage.

C'est donc avec les mots, les reflexions, les déductions et les sentiment de Christopher que j'ai lu ce récit.

On oublie facilement ou bien on ignore qu'il y a plusieurs formes d'autisme. Christopher est capable de beaucoup de choses et est un garçon attachant.

Je comprend que la situation puisse être difficile pour ses parents. Pour tout le monde le mensonge est une "mauvaise chose", mais comment vivre avec une personne, un enfant, son enfant, lorsque le moindre petit mensonge prend des proportions incroyables ? Comment arriver à toujours se souvenir de ne pas mettre d'aliments jaune dans son assiette ? Comment accepter de regarder vivre son enfant sans pouvoir le prendre dans ses bras pour lui faire un calin ? Pour l'embrasser ? C'est aussi cette vision de l'autisme que l'auteur aborde dans une moindre mesure.

Même si j'ai pris plaisir à suivre Christopher dans ses péregrinations et son enquête, dans son évolution, même si certaines choses m'ont fait sourire, même si j'ai trouvé le sujet et le thème touchant, je ne suis pas non plus super emballée par ce livre.

Ce fût un gentil moment de lecture, mais sans plus.




Il a 15 ans et s'appelle Christopher Boone. Il excelle en mathématiques et adore Sherlock Holmes. Il aime les diagrammes, les listes, la vérité. Il ne supporte pas qu'on le touche. Pour lui, 4 voitures rouges à la file sont synonymes de Bonne Journée; 3 voitures rouges : d'une Assez Bonne Journée ; 5 voitures rouges : d'une Super Bonne Journée. Il est autiste et porte en lui une part de génie. Quand un jour, Christophe apprend que Wellington, le caniche de sa voisine, a été assassiné, il décide demener l'enquête qui va lui permettre d'arracher au passé l'énigme de sa propre histoire. Et de nous la raconter...

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par Le club des théières publié dans : La nuit
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