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  • : Tout est partie d'une drôle d'idée.... Celle de réunir un certain nombre, voire un nombre certain de LCA parisiennes autour d'une tasse de thé et de livres. Et voilà le résultat! Des livres qui se baladent, des gâteaux à gogo, des théières sans fonds et des notes de lecture à foison!
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Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /Fév /2009 21:47
C'est une de mes lectures pour le club des théières (la seconde vient plus tard, un peu de patience). Le thème, inspiré de Blog-o-trésor, était de choisir un livre parmi les listes des camarades. Lætitia avait conseillé ce titre. Il était dans la bibliothèque familiale et me tentait donc, je l'ai bouquiné.
Le thème est celui de la mort d'une personne aimée, ici la maman du chanteur de Dionysos, Mathias Malzieu. Visiblement, selon les théières, connaitre ce groupe et ses chansons m'aurait aidé à apprécier le livre. L'histoire est celle ci : Le narrateur vient de perdre sa maman. Il est sur le parking de l'hôpital, tout vide. Sa sœur et son père sont toujours à l'intérieur. Et soudain, parce qu'il a prononcé la bonne phrase, Giant Jack apparait. Cet être lui offre une ombre, une ombre gigantesque et des livres pour qu'il se reconstruise. Et là, tout change. Le monde prend des couleurs imaginaires, la réalité est transformée. Comment surmonter un deuil ? Giant Jack trouve des échappatoires à la tristesse et guide notre narrateur jusqu'au pays des morts. Je n'ai pas trouvé grand intérêt à l'histoire elle-même, j'ai l'impression d'avoir lu cette douleur partout, et, sans la connaitre heureusement, je crois qu'elle est universelle et incontournable. Ce qui est beau, c'est la sublimation de cette tristesse dans un livre poétique, un style et des images qui font tilt. Mais c'est aussi assez noir, assez étonnant... Un peu à la Tim Burton. J'en connais un qui devrait être tenté !
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Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /Fév /2009 21:46


Ce polar d'Arnaldur Indridason, certainement déjà parcouru par la moitié de la blogosphère, est un coup de coeur de Lili. C'est le deuxième livre lu pour le denier club. J'ai trouvé qu'il s'agissait d'un bon polar, logique, avançant surement, avec cohérence. Et j'ai bien envie de lire la suite.
What's the story ? Un quidam, Holberg, est retrouvé mort chez lui. S'agit-il d'une affaire courante ou d'un crime réfléchi ? Erlendur mène l'enquête. Ce policier, pas très sexy, seul, peu respecté par ses enfants, ne néglige aucune piste. L'affaire n'est pas classée car certains indices, tels un mot sur le cadavre, laissent entendre que le criminel n'est pas un vulgaire drogué en mal de came. De plus, l'ordinateur du mort contient des miliers de fichiers porno : pédophilie, zoophilie etc, tout y passe. Et Holberg s'avère avoir violé une (voir plusieurs) femme(s). Celle-ci a eu une fille, Audur, décédée des suites d'une maladie génétique. Une photo de la tombe est retrouvée chez le mort. Une intrigue secondaire est à mentionner : la fille d'Erlendur, Eva, s'inquiète d'une mariée disparue mystérieusement le jour de son mariage. L'ensemble est donc un très bon policier, assez glauque (viol, maladie, drogue, ciel bas et nuit longues : Islande oblige). A lire !

 

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Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /Fév /2009 21:42

Soledad est née en Afrique du Nord, mais sa famille est originaire du sud de l’Espagne. Elle nous raconte l’histoire de celle-ci, en particulier celle de sa mère et de ses frères et sœurs, dont l’existence est marquée par une boîte. Cette boîte se transmet dans la famille de fille en fille, à l’âge adulte, et donne à chacune un pouvoir surnaturel. Cette histoire familiale hors du commun,  entre merveilleux et histoire espagnole, entre conte et réalité historique entraîne le lecteur au fond des grottes, le fait assister aux combats de coqs et lui fait surtout découvrir l’amour qui existe au sein de cette famille.


Voilà un beau roman très difficile à résumer, tellement il est foisonnant. L’histoire est racontée en trois livres. Le premier raconte la vie de Frasquita Carasco et de son mari, José. Frasquita est la mère de Soledad, et a plein d’autres enfants : Angela, Anita, Martirio et Clara, les filles, et Pedro El Rojo, le fils aux cheveux roux. José, obnubilé par un coq, Dragon Rouge, joue toute sa fortune dans les combats qu’il lui fait disputer, et va même jusqu’à perdre sa femme. Frasquita revient donc à Heredia propriétaire du coq vainqueur. Le deuxième livre est le départ de Frasquita, et sa vie avec les anarchistes dans les grottes. Le troisième livre raconte la traversée de la Méditerranée, et la vie en Afrique, avec notamment la naissance de Soledad.

 


Ce qui frappe immédiatement dans ce roman est la dimension merveilleuse du récit (il paraît qu’il ne faut pas confondre merveilleux et fantastique). Frasquita est une couturière hors pair, qui répare tout : un homme à son ombre, des robes de mariée qui assure pérennité au mariage, un coq à l’agonie… Elle arrive meme à deviner la dimension précise des robes que porteront ses filles le jour de leur mariage. Chacun des enfants aura lui aussi un don : Clara brille telle une luciole,… Il y a également l’image de l’ogre, celle des deux vieilles femmes du village qui aident les femmes à accoucher, ou à enterrer les morts. Tout le roman est truffé de scènes merveilleuses, où la peur se joint à l’étonnement.

 


Mais il y a également une dimension historique au récit. Outre la plongée dans l’Espagne rurale du début du XXeme Siècle, on assiste à distance aux combats entre anarchistes et troupes militaires, dont on peut supposer qu’ils sont les prémices de la guerre d’Espagne. Ce combat donne d’ailleurs lieu à une terrible scène dans les entrailles de la montagne, avec une course-poursuite démoniaque.

 


Si j’ai apprécié l’ensemble du roman, c’est le deuxième livre, plus historique, qui m’a le plus emballé. En discutant lors du Club des théières, Chiffonnette a insisté sur l’aspect très féminin du texte : les femmes, silencieuses, dirigent finalement toute la famille, de gré ou de force. Si cet aspect de la lecture ne m’a pas sauté aux yeux sur le coup, il est vrai que ce roman est un hommage aux femmes, à leur arrivée dans l’ âge adulte, mais il est tout à fait lisible par les hommes (je dis cela car je sais que c’est parfois une question qui se pose, même si je ne suis pas du tout persuadé qu’il y ait un sexe à la littérature).

 


Je remercie Laetitia pour le prêt du roman, qui m’avait parlé de l’analogie avec La maison aux esprits d’Isabel Allende. La parenté est évidente, mais Carole Martinez inverse la proportion merveilleux/historique pour donner la primauté à la première partie. Les billets sur ce livre commence à faire florès que les blogs, notamment chez Fashion, Emeraude…., et s’attire un joli petit succès, un an et demi après sa sortie !

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Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /Fév /2009 21:37

Le thème du Club des Théières de ce mois-ci nous incitait à choisir un titre parmi la liste groupée des Tops 5 de chaque membre. J'ai choisi Eté, un livre reçu lors du Lotobook, qui est justement un chouchou de Stéphanie.

"La jeune Charity, recueillie enfant par un avocat du petit village de North Dormer, en Nouvelle-Angleterre, s'est résignée à une vie étriquée, au pied des montagnes, rythmée par les heures qu'elle passe à dépoussiérer et ordonner la minuscule bibliothèque municipale. Un jour de début d'été, elle voit apparaître dans ce bout du monde un jeune architecte, Lucius Harney, venu dessiner des croquis d'habitats traditionnels de la région. Très vite, elle s'éprend de lui… Admirablement construit, ce court roman des espoirs et des cruautés de l'amour est également une description impitoyable de l'oppression exercée parla "normalité" sociale contre les aspirations de l'individu. Été, quoique fort chaste, traite avec franchise de la sexualité féminine, vue comme force vitale puissante. Un roman très en avance sur son temps qui, lorsqu'il fut publié en 1917, créa un véritable scandale. On alla jusqu'à le comparer à Madame Bovary, qui était précisément le livre préféré d'Edith Wharton."(présentation de l'éditeur)

J'ai franchement apprécié cette histoire qui commence par l'envol d'un chapeau un jour d'été et se poursuit dans les méandres de l'âme d'une jeune femme qui a d'autres aspirations que la vie étriquée que lui réserve le petit village isolé dans lequel elle vit avec son vieux tuteur. L'ambiance des lieux est parfaitement retranscrite, on s'imagine bien les voisins espionnant les moindre faits et gestes de Charity, et faisant bon usage de leurs langues de vipères, les habitants de la montagne, plus semblables à des bêtes qu'à des êtres humains… L'amour prend dans ce roman plusieurs formes : amour chaste d'une jeune vierge, amour charnel (tout juste effleuré, si j'ose dire, à tel point que pendant plusieurs chapitres, je n'étais pas sûre que Charity et son amant fasse autre chose que prendre le thé dans leur refuge…), et aussi, amour teinté de haine et de jalousie du vieux tuteur…

J'attribue un bon point de plus à ce roman pour sa fin, qui n'est pas celle que l'on attend…

Et la plume de l'auteur, moderne pour l'époque et surannée aujourd'hui, m'a suffisamment séduite pour me donner envie de découvrir d'autres de ses romans, comme Les beaux mariages, recommandée par Stéphanie.

Remarque : Edith Wharton n'est pas britannique mais américaine : elle est née à New-York mais a vécu longtemps en France et y est décédée (aparté pour les participants à Books & the City 2 : sa tombe se trouve à Versailles et non au Père Lachaise, vous n'aurez pas à la chercher !). Elle a reçu la Légion d'Honneur (pour son action durant la Première Guerre Mondiale).

L'avis de : Florinette (pour l'anecdote, j'avais écrit dans les commentaires que j'aimerais bien découvrir Edith Wharton et que je notais ce titre… C'était le 23.01.2007 ! Deux ans pour rayer un titre de ma LAL ! Au suivant !)

Par Le club des théières
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Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /Fév /2009 21:34

Pour ce premier Club des Théières de l’année (qui a eu lieu hier), le thème choisi était le Blogothéière. Inspiré par le Blog-o-trésors organisé par Grominou, le principe était que chaque participant propose cinq titres de son panthéon littéraire. Ensuite, chaque participant a choisi un livre dans cette longue liste de livres “chouchous”.

Voici ma contribution :

  • Dans la main du diable d’Anne-Marie Garat
  • Le voleur de vent de Frédéric H. Fajardie
  • Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand
  • Au Bonheur des dames d’Emile Zola
  • Jane Eyre de Charlotte Brontë

Et dans la longue liste compilée par Chiffonnette, j’ai fait un choix logique et raisonnable (une fois n’est pas coutume !) : un livre qui se trouvait dans ma PAL (depuis un sacré bout de temps…) et qui avait un lien avec ma dernière lecture, Jane Eyre. J’ai donc lu L’affaire Jane Eyre de Jasper Fforde.

 

"L'affaire Jane Eyre" de Jasper Fforde

Nous sommes en Angleterre dans les années 80. Thursday Next est un agent des Opérations Spéciales, un service « créé pour gérer des missions jugées trop particulières ou trop ciblées pour relever du ressort de la police générale. » Il y a une trentaine de sections : Troubles du Voisinage, la Brigade des Arts, l’Antiterrorisme, la ChronoGarde. Et la Brigade Littéraire dont fait partie Thursday. Et justement, notre agent très spéciale va être amenée à enquêter sur le vol du manuscrit du roman de Charles Dickens, Martin Chuzzlewit.

Voilà un roman dont j’avais entendu beaucoup de bien ! Alors après avoir a-do-ré Jane Eyre, je me suis dit que c’était - enfin ! - le moment de le lire. Surtout que le 4ème de couverture disait : « Alors, lorsque Jane Eyre, l’héroïne du livre fétiche de Thursday, est kidnappée par Achéron Hadès, incarnation du mal en personne, la jeune détective décide de prendre les choses en main et de tout tenter pour sauver le roman de Charlotte Brontë d’une fin certaines… » Après l’avoir lu (et puis il y a aussi le titre), je m’attendais donc à ce que l’enlèvement de mon héroïne adorée arrive rapidement ! Et voilà d’où vient ma grosse déception : Jane Eyre ne se fait enlever que vers la 300ème page (sur 400 au total). Alors forcément, moi qui m’attendais à passer tout le roman en compagnie de Jane, j’ai été déçue. Et j’ai trouvé ce roman long.

Pourtant, il a des qualités indéniables ! Jasper Fforde a créé un univers très particulier et très intéressant. Tout d’abord, ce roman est une uchronie (je ne sais pas si on emploie ce mot ainsi… mais je suis sure qu’il est bien question d’uchronie !) : en effet, Jasper Fforde  construit un monde où la Guerre de Crimée (entre la Russie et l’Angleterre) n’est pas terminée. Ce monde a plein de particularités bien trouvées : le Service des Opérations Spéciales, les dodos (qui ont été réintroduits et sont des animaux de compagnie), Spike le tueur de vampires et de loups-garous, etc. Et puis il y a toutes ces choses autour de la littérature anglaise :  des hauts-parleurs qui débitent des passages de Shakespeare dans la rue, cette théorie qui veut que Shakespeare ne soit pas l’auteur de ses pièces, etc. Et il y a le père de Thursday qui ne cesse de voyager dans le temps et de modifier le passé. Jasper Fforde a donc créé un monde bien particulier, qui me semble inédit. Malheureusement, je n’ai pas été sous le charme.

Et puis il y a cette machine qui permet d’entrer dans un roman, et donc une petite partie du roman ce passe DANS Jane Eyre. Nous découvrons alors le dessous de ce roman ; l’impact du passage de Thursday Next sur l’intrigue (par exemple, on nous explique pourquoi Rochester tombe de cheval la première fois qu’il voit Jane Eyre !). J’aurais pu adorer ses passages et finalement non… pourquoi ? Je n’en ai pas encore la réponse. Peut-être que la magie de Jane Eyre disparaît de savoir l’influence du futur et de personnages humains sur l’intrigue de ce roman !

Donc au final un avis bof ! mais qui ne m’empêche pas de recommander ce roman à ceux qu’un tel univers pourrait séduire !

D’autres avis sur la blogosphère : Fashion (qui malgré son amour inconditionnel pour cet auteur ne peut m’en vouloir puisqu’elle a abandonné en cours de route mon coup de coeur de l’année 2008 !), Karine, Emeraude, Chiffonnette, Lilly, Lou (elle a écrit une lettre à Jasper Fforde qui vaut le coup), Allie, Caroline, Laëtitia, LVE. (Si je vous ai oublié, n’hésitez pas à me le signaler en commentaire !)

Par Le club des théières - Publié dans : Le blogothéières
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Samedi 27 décembre 2008 6 27 /12 /Déc /2008 14:22

Je participe au Club des Théières en pointillés... mais si en plus, j'oublie de signaler quand je fais mes devoirs, c'est vraiment n'importe quoi ! D'ailleurs, j'en profite pour préciser que le thème précédent était : les "Phénomènes météorologiques" et que je l'ai traité sans le vouloir en lisant "L'ombre du vent".

Voilà, ça c'est dit !

 

 

Bon, le thème de ce mois-ci était "L'anniversaire", l'occasion rêvée d'emprunter ce chouette coffret publié chez Actes Sud et regroupant 7 expériences "Sophie Calliennes" :

 

 

 Coffret "Double-jeux" :

 

1. De l'obéissance

2. Le rituel d'anniversaire

3. Les panoplies

4. A suivre...

5. L'hôtel

6. Le carnet d'adresses

7. Gotham Handbook

Le rituel d'anniversaire débute ainsi :

"Le jour de mon anniversaire je crains d’être oubliée. Dans le but de me délivrer de cette inquiétude, j’ai pris en 1980 la décision d’inviter tous les ans, le 9 octobre si possible, un nombre de convives équivalant à mon nombre d’années. Parmi eux, un inconnu que l’un des invités serait chargé de choisir. Je n’ai pas utilisé les cadeaux reçus à ces occasions. Je les ai conservés, afin de garder à portée de main les preuves d’affection qu’ils constituaient. En 1993, à l’âge de 40 ans, j’ai mis fin à ce rituel. "

 

 

Dans ce livre, Sophie fait donc l'inventaire des cadeaux qu'elle a reçu, années après années et nous les présente immortalisés dans des vitrines. Elle ne manque pas de nous préciser les raisons qui la poussent parfois (assez souvent finalement !) à contourner les règles imposées par elle-même. La machine à laver le linge - en raison de sa trop grande utilité - sera remplacée par son livret Darty, les chaussures bien trop jolies seront portées soixante-douze fois, etc... Je n'ai pas encore lu les 6 autres livres de ce coffret mais je poursuivrai par le Gotham Handbook qui retrace une partie de l'expo que j'ai vue le mois dernier (j'en parlais ici) à travers son expérience New Yorkaise dictée par Paul Auster.

 

Que vous dire de plus ? Ce petit livre ne fera pas changer l'avis des "anti-SophieCalle-elle-m-énerve-et-vous-appelez-ça-de-l-art?" mais il fera passer un bon moment à ceux qui comme moi sont toujours amusés par ses démarches. Comme je l'ai déjà dit, ce qui me plaît dans le travail de Sophie Calle, c'est cette volonté de mêler intimement vie et expression artistique, fiction et réalité, de tirer la langue à un quotidien trop banal. C'est aussi sa façon d'entrer dans la vie des gens, de les embarquer avec elle dans ses aventures, ses lubies...

Par Le club des théières - Publié dans : Anniversaire
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Samedi 27 décembre 2008 6 27 /12 /Déc /2008 14:15


Au temps où l'Egypte s'appelait Kemet... Sous le règne de Ramsès II, de sombres affaires viennent entacher l'apparente prospérité du royaume. Profanation de tombes, secte mystérieuse ou crimes en série au harem royal ébranlent le pouvoir Nul ne doit remettre en cause la capacité de Pharaon à maintenir la paix dans son pays. Le prince Khamouaset, enquêteur officiel à la cour, et son assistante Meresankh tentent de faire la lumière sur ces tragiques événements, parfois au péril de leur vie, afin que Maât, la justice divine, soit respectée.

 

 

A l’occasion du premier anniversaire du club des théières, le thème de lecture du mois de Novembre était anniversaire. Si il y a un sport qui s’est développé en un an, c’est celui de détourner au maximum le thème (il y a également celui d’embêter son libraire préféré de mangas avec des thèmes bizarres mais c’est une autre histoire et il le mériterait presque).
A l’occasion du Festiblog, j’ai préféré pour une fois aller embêter un libraire de bd ayant envie de couleurs. Il en est ressorti non pas une histoire d’anniversaire, mais l’achat d’un album d’Isabelle Dethan qui rassemble 4 BD en une à l’occasion des 20 ans de Delcourt.

Côté couleurs, j’ai été effectivement servie, puisque j’ai particulièrement apprécié les dessins et leur mise en couleur, surtout lorsque Isabelle Dethan prend le temps de réaliser de magnifiques vues de villes égyptiennes ou des jardins. L’histoire également ne manque pas de piquant, puisque nous suivons les aventures du prince Khamaouaset et surtout de son assistance Meresankh, ensemble confrontés à plusieurs sombres affaires comme des profanations de tombe, des sectes mystérieuses, des assassinats en série au harem royal. Nul de devant remettre en cause la capacité du Pharaon à maintenir la paix dans son pays, les deux enquêteurs se doivent d’agir vite et discrètement. Même si les intrigues sont relativement classiques, elles restent passionnantes car elles sont l’occasion de découvrir les croyances des égyptiens et leur vie quotidienne. Le recueil est d’ailleurs terminé par glossaire.
Le personnage de Meresankh est particulièrement intéressant car elle est libre, indépendante grâce à son statut de veuve. Il est presque dommage qu’Isabelle Dethan soit tombée dans le piège de rendre le prince amoureux d’elle. Cependant, cette partie de l’histoire n’est presque pas utilisée, le prince ne voulant pas enfermer une femme aussi indépendante. J’ai particulièrement aimé la deuxième histoire Meresankh ou le choix de Seth, qui est l’occasion de faire également intervenir un garde du corps qui rend plus complexes les relations entre les différents personnages et leur ajoute une profondeur.

C’est donc une lecture que je recommande.

Lu dans le cadre du club des théières

 

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Samedi 27 décembre 2008 6 27 /12 /Déc /2008 14:14

Romain Sardou : Une seconde avant Noël

 

une seconde avant noel.jpg

1851. A Cokecuttle, cité industrielle anglaise hérissées des cheminées des hauts-fourneaux couvertes de suie, Harold Gui, neuf ans, orphelin de père et de mère, survit péniblement sous les ponts en pratiquant divers petits métiers. Et pourtant... Harold ne le sait pas encore, mais il est promis à un avenir merveilleux. Guidé par un génie invisible, il va découvrir un monde peuplé de lutins, d'arbres magiques et de rennes volants. D'extraordinaires aventures l'attendent avant de pouvoir enfin rencontrer sa destinée et devenir ce personnage à la longue barbe blanche, au costume rouge éclatant que nous connaissons tous.

 


Comme de plus en plus souvent, je suis de nouveau en retard pour mon billet du thème de lecture des Théières. Tradition oblige, pour décembre, nous avons décidé de célébrer Noel.J'en ai alors profité pour ressortir du fin fond de ma PAL, une seconde avant Noel de Romain Sardou. Du même auteur, j'avais déjà lu et apprécié Pardonnez nos offenses.

Ici le style est totalement différent. Dans un conte à la Dickens, de l'aveu même du narrateur et donc de l'auteur, Romain Sardou nous fait découvrir la véritable histoire du père Noël. Si le narrateur m'a quelques fois agacée, j'ai tout de même été happée par l'histoire. Romain Sardou joue avec les légendes populaires, les utilise pour créer une belle histoire qui donne envie de se replonger dans la magie de Noël. Bon ok, tout cela est très convenu mais c'est vraiment ce que j'ai ressenti en le lisant. Et puis, mince, si une fois par an, les adultes ont le droit de croire à la magie, c'est bien à Noël non? :)

 

Et dire que toute cette histoire a finie comme cela :)

Par Le club des théières - Publié dans : Noël
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Vendredi 26 décembre 2008 5 26 /12 /Déc /2008 19:33
Oui, je sais. Hier je vous avais parlé de ce polar lu dans le cadre du club des théières parce que je n'avais trouvé aucun titre qui parlait de mon chat, Noëlle.
Mais figurez-vous qu'entre temps est apparu cette BD  :



Et mon chat à moi correspond tout à fait au thème du CdT de ce mois-ci! ;-)

Ici, onze artistes rendent hommage au chat. Onze histoires, onze dessins différents. Du coup, ça rend l'ensemble un peu inégal, à mon goût en tout cas. Car il y a les scénarios qui m'ont fait le plus rire : ceux où le chat devient le maître, ceux où le chat ne pisse pas sur le canapé, non, mais bel et bien sur le lit (oui!) après avoir fait n°2 dans le tiroir ouvert (si, il y a pire que Noëlle!) ; et la dernière planche dont le dessin me fait penser à ces BD jeunesse que j'aime beaucoup où le chat se fait les griffes sur les meubles et où tous nos vêtements ressemblent à une fourrure tellement il y a de poils...
Mais il y a aussi une histoire très triste, d'autres qui font rêver (ah, un chat qui ferait la vaisselle et le ménage, le rêve, non? ;-))
Et puis il y a celle qui parle des chats en général, où les chats sont un peu les maîtres du monde...

Bref, lorsqu'on aime les chats, ou qu'on les côtoie du moins ;-), cette BD est franchement sympa. Et puis avec onze artistes différents, on est sûr de se reconnaître dans au moins une planche !! ;-)

D'ici là, je vous souhaite un Joyeux Noëlle. Et si vous avez envie d'adopter un chat, vous pouvez m'envoyer un mail ;-)
Par Le club des théières - Publié dans : Noël
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Vendredi 26 décembre 2008 5 26 /12 /Déc /2008 19:32

Dire que je n'avais jamais rien lu de ce prolifique auteur de romans policiers qui fête ses 70 ans cette année ! Heureusement, grâce au Club des Théières qui a eu l'audacieuse idée de choisir le thème de Noël ce mois-ci, j'ai pu combler cette lacune.

J'ai choisi Le Voyageur de Noël, ce qui signifie qu'il n'y a pas l'ombre d'une tricherie dans mon choix de lecture - j'en suis moi-même toute déboussolée ! On m'a dit qu'Anne Perry publiait un roman sur ce thème chaque année, celui-ci est le cru 2004. Une bien mauvaise année, si vous voulez mon avis.

Le vieil Henry Rathbone est le personnage central du roman. Il vient passer les fêtes de Noël (1850) chez sa filleule, Antonia, dont le mari, Judah Dreghorn, juge respecté, a été retrouvé mort près de la rivière quelques jours auparavant. Henry doit accueillir les deux frères et la belle-soeur de Judah qui viennent tous d'autres continents et vont donc apprendre la mauvaise nouvelle alors qu'ils se préparaient à de réjouissantes retrouvailles familiales. Comme ils trouvent la mort de Judah suspecte (qu'allait-il faire en pleine nuit près de la rivière ?), les membres de la famille s'allient pour découvrir la vérité.

J'ai été déçue par ce court roman policier (150 p.). Ses deux points forts : les personnages sont intéressants et l'histoire s'installe en douceur et en détails… Et puis, zou, deux trois démarches à droite et à gauche et deux pages avant la fin, "tiens, c'est lui le coupable, à la police de faire son travail", point final. Autrement dit, une histoire qui se finit en deux coups de cuiller à pot… Ce n'est pas dans l'esprit de Noël, ça, que je sache !

A coup sûr, cela ne me donne guère envie de découvrir d'autres polars d'Anne Perry. Mais je suis ouverte à des suggestions de titres si des fans souhaitent la réhabiliter à mes yeux ! ;-)

NB : les autres Théières présentes ont aussi été déçues de leur lecture, à deux exceptions près… Heureusement que Chiffonnette avait concocté de délicieux biscuits de Noël, des dattes fourrées à la pâte d'amande maison, et une non moins succulente tarte poire-chocolat… Merci, Chiff', on s'est bien consolé !!!

Les avis de : Florinette (également déçue) et de Clarabel (moins sévère)

Par Le club des théières - Publié dans : Noël
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