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  • : Tout est partie d'une drôle d'idée.... Celle de réunir un certain nombre, voire un nombre certain de LCA parisiennes autour d'une tasse de thé et de livres. Et voilà le résultat! Des livres qui se baladent, des gâteaux à gogo, des théières sans fonds et des notes de lecture à foison!
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Dimanche 8 février 2009
C'est une de mes lectures pour le club des théières (la seconde vient plus tard, un peu de patience). Le thème, inspiré de Blog-o-trésor, était de choisir un livre parmi les listes des camarades. Lætitia avait conseillé ce titre. Il était dans la bibliothèque familiale et me tentait donc, je l'ai bouquiné.
Le thème est celui de la mort d'une personne aimée, ici la maman du chanteur de Dionysos, Mathias Malzieu. Visiblement, selon les théières, connaitre ce groupe et ses chansons m'aurait aidé à apprécier le livre. L'histoire est celle ci : Le narrateur vient de perdre sa maman. Il est sur le parking de l'hôpital, tout vide. Sa sœur et son père sont toujours à l'intérieur. Et soudain, parce qu'il a prononcé la bonne phrase, Giant Jack apparait. Cet être lui offre une ombre, une ombre gigantesque et des livres pour qu'il se reconstruise. Et là, tout change. Le monde prend des couleurs imaginaires, la réalité est transformée. Comment surmonter un deuil ? Giant Jack trouve des échappatoires à la tristesse et guide notre narrateur jusqu'au pays des morts. Je n'ai pas trouvé grand intérêt à l'histoire elle-même, j'ai l'impression d'avoir lu cette douleur partout, et, sans la connaitre heureusement, je crois qu'elle est universelle et incontournable. Ce qui est beau, c'est la sublimation de cette tristesse dans un livre poétique, un style et des images qui font tilt. Mais c'est aussi assez noir, assez étonnant... Un peu à la Tim Burton. J'en connais un qui devrait être tenté !
Par Le club des théières - Publié dans : Le blogothéières
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Dimanche 8 février 2009


Ce polar d'Arnaldur Indridason, certainement déjà parcouru par la moitié de la blogosphère, est un coup de coeur de Lili. C'est le deuxième livre lu pour le denier club. J'ai trouvé qu'il s'agissait d'un bon polar, logique, avançant surement, avec cohérence. Et j'ai bien envie de lire la suite.
What's the story ? Un quidam, Holberg, est retrouvé mort chez lui. S'agit-il d'une affaire courante ou d'un crime réfléchi ? Erlendur mène l'enquête. Ce policier, pas très sexy, seul, peu respecté par ses enfants, ne néglige aucune piste. L'affaire n'est pas classée car certains indices, tels un mot sur le cadavre, laissent entendre que le criminel n'est pas un vulgaire drogué en mal de came. De plus, l'ordinateur du mort contient des miliers de fichiers porno : pédophilie, zoophilie etc, tout y passe. Et Holberg s'avère avoir violé une (voir plusieurs) femme(s). Celle-ci a eu une fille, Audur, décédée des suites d'une maladie génétique. Une photo de la tombe est retrouvée chez le mort. Une intrigue secondaire est à mentionner : la fille d'Erlendur, Eva, s'inquiète d'une mariée disparue mystérieusement le jour de son mariage. L'ensemble est donc un très bon policier, assez glauque (viol, maladie, drogue, ciel bas et nuit longues : Islande oblige). A lire !

 

Par Le club des théières - Publié dans : Le blogothéières
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Dimanche 8 février 2009

Soledad est née en Afrique du Nord, mais sa famille est originaire du sud de l’Espagne. Elle nous raconte l’histoire de celle-ci, en particulier celle de sa mère et de ses frères et sœurs, dont l’existence est marquée par une boîte. Cette boîte se transmet dans la famille de fille en fille, à l’âge adulte, et donne à chacune un pouvoir surnaturel. Cette histoire familiale hors du commun,  entre merveilleux et histoire espagnole, entre conte et réalité historique entraîne le lecteur au fond des grottes, le fait assister aux combats de coqs et lui fait surtout découvrir l’amour qui existe au sein de cette famille.


Voilà un beau roman très difficile à résumer, tellement il est foisonnant. L’histoire est racontée en trois livres. Le premier raconte la vie de Frasquita Carasco et de son mari, José. Frasquita est la mère de Soledad, et a plein d’autres enfants : Angela, Anita, Martirio et Clara, les filles, et Pedro El Rojo, le fils aux cheveux roux. José, obnubilé par un coq, Dragon Rouge, joue toute sa fortune dans les combats qu’il lui fait disputer, et va même jusqu’à perdre sa femme. Frasquita revient donc à Heredia propriétaire du coq vainqueur. Le deuxième livre est le départ de Frasquita, et sa vie avec les anarchistes dans les grottes. Le troisième livre raconte la traversée de la Méditerranée, et la vie en Afrique, avec notamment la naissance de Soledad.

 


Ce qui frappe immédiatement dans ce roman est la dimension merveilleuse du récit (il paraît qu’il ne faut pas confondre merveilleux et fantastique). Frasquita est une couturière hors pair, qui répare tout : un homme à son ombre, des robes de mariée qui assure pérennité au mariage, un coq à l’agonie… Elle arrive meme à deviner la dimension précise des robes que porteront ses filles le jour de leur mariage. Chacun des enfants aura lui aussi un don : Clara brille telle une luciole,… Il y a également l’image de l’ogre, celle des deux vieilles femmes du village qui aident les femmes à accoucher, ou à enterrer les morts. Tout le roman est truffé de scènes merveilleuses, où la peur se joint à l’étonnement.

 


Mais il y a également une dimension historique au récit. Outre la plongée dans l’Espagne rurale du début du XXeme Siècle, on assiste à distance aux combats entre anarchistes et troupes militaires, dont on peut supposer qu’ils sont les prémices de la guerre d’Espagne. Ce combat donne d’ailleurs lieu à une terrible scène dans les entrailles de la montagne, avec une course-poursuite démoniaque.

 


Si j’ai apprécié l’ensemble du roman, c’est le deuxième livre, plus historique, qui m’a le plus emballé. En discutant lors du Club des théières, Chiffonnette a insisté sur l’aspect très féminin du texte : les femmes, silencieuses, dirigent finalement toute la famille, de gré ou de force. Si cet aspect de la lecture ne m’a pas sauté aux yeux sur le coup, il est vrai que ce roman est un hommage aux femmes, à leur arrivée dans l’ âge adulte, mais il est tout à fait lisible par les hommes (je dis cela car je sais que c’est parfois une question qui se pose, même si je ne suis pas du tout persuadé qu’il y ait un sexe à la littérature).

 


Je remercie Laetitia pour le prêt du roman, qui m’avait parlé de l’analogie avec La maison aux esprits d’Isabel Allende. La parenté est évidente, mais Carole Martinez inverse la proportion merveilleux/historique pour donner la primauté à la première partie. Les billets sur ce livre commence à faire florès que les blogs, notamment chez Fashion, Emeraude…., et s’attire un joli petit succès, un an et demi après sa sortie !

Par Le club des théières - Publié dans : Le blogothéières
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Dimanche 8 février 2009

Le thème du Club des Théières de ce mois-ci nous incitait à choisir un titre parmi la liste groupée des Tops 5 de chaque membre. J'ai choisi Eté, un livre reçu lors du Lotobook, qui est justement un chouchou de Stéphanie.

"La jeune Charity, recueillie enfant par un avocat du petit village de North Dormer, en Nouvelle-Angleterre, s'est résignée à une vie étriquée, au pied des montagnes, rythmée par les heures qu'elle passe à dépoussiérer et ordonner la minuscule bibliothèque municipale. Un jour de début d'été, elle voit apparaître dans ce bout du monde un jeune architecte, Lucius Harney, venu dessiner des croquis d'habitats traditionnels de la région. Très vite, elle s'éprend de lui… Admirablement construit, ce court roman des espoirs et des cruautés de l'amour est également une description impitoyable de l'oppression exercée parla "normalité" sociale contre les aspirations de l'individu. Été, quoique fort chaste, traite avec franchise de la sexualité féminine, vue comme force vitale puissante. Un roman très en avance sur son temps qui, lorsqu'il fut publié en 1917, créa un véritable scandale. On alla jusqu'à le comparer à Madame Bovary, qui était précisément le livre préféré d'Edith Wharton."(présentation de l'éditeur)

J'ai franchement apprécié cette histoire qui commence par l'envol d'un chapeau un jour d'été et se poursuit dans les méandres de l'âme d'une jeune femme qui a d'autres aspirations que la vie étriquée que lui réserve le petit village isolé dans lequel elle vit avec son vieux tuteur. L'ambiance des lieux est parfaitement retranscrite, on s'imagine bien les voisins espionnant les moindre faits et gestes de Charity, et faisant bon usage de leurs langues de vipères, les habitants de la montagne, plus semblables à des bêtes qu'à des êtres humains… L'amour prend dans ce roman plusieurs formes : amour chaste d'une jeune vierge, amour charnel (tout juste effleuré, si j'ose dire, à tel point que pendant plusieurs chapitres, je n'étais pas sûre que Charity et son amant fasse autre chose que prendre le thé dans leur refuge…), et aussi, amour teinté de haine et de jalousie du vieux tuteur…

J'attribue un bon point de plus à ce roman pour sa fin, qui n'est pas celle que l'on attend…

Et la plume de l'auteur, moderne pour l'époque et surannée aujourd'hui, m'a suffisamment séduite pour me donner envie de découvrir d'autres de ses romans, comme Les beaux mariages, recommandée par Stéphanie.

Remarque : Edith Wharton n'est pas britannique mais américaine : elle est née à New-York mais a vécu longtemps en France et y est décédée (aparté pour les participants à Books & the City 2 : sa tombe se trouve à Versailles et non au Père Lachaise, vous n'aurez pas à la chercher !). Elle a reçu la Légion d'Honneur (pour son action durant la Première Guerre Mondiale).

L'avis de : Florinette (pour l'anecdote, j'avais écrit dans les commentaires que j'aimerais bien découvrir Edith Wharton et que je notais ce titre… C'était le 23.01.2007 ! Deux ans pour rayer un titre de ma LAL ! Au suivant !)

Par Le club des théières
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